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Austin Lace : "Easy to cook"
La recette du bonheur ?

samedi 18 septembre 2004, par Jérôme Delvaux

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Qu’il est parfois bon d’écouter un disque dénué de toute prise de tête ! Sur Pop-Rock, quand le rock d’intellos du Velvet nous a bien épuisé et que celui de dépressifs de Joy Division nous donne envie d’en finir définitivement, on a toujours besoin d’un petit remontant. Avant, on se serait sans doute tourné vers un vieux LP jauni de Simple Minds ou de Duran Duran. Depuis l’émergence de la « nouvelle scène belge », c’est tout à fait différent. C’est que s’il y a bien quelque chose à retenir de cette vague, c’est son sens inné de la fête, son goût des choses simples et sa gaieté communicative. Et Austin Lace personnifie tout cela à merveille.

Les mélodies de leur premier album, sorti en 2001, laissaient entrevoir un potentiel impressionnant. Leurs performances en live le confirment de belle manière. Le groupe est une bande de copains avant tout. Ca se voit et ça s’entend. Sur scène, ils s’amusent et incitent volontiers le public à faire de même. Pas de blablas dans le vide, pas de mises en scène ringardes, pas non plus de provocations inutiles, les Nivellois sont là pour prendre du bon temps et pour en donner. Tout le reste ne rentre pas dans leurs cordes, et ce n’est pas plus mal.

Leur deuxième album, qui sort le 27 septembre chez 62TV Records (on leur doit aussi les Girls in Hawaii), s’inscrit bien dans la continuité du E.P. Wax qu’on nous présentait déjà comme une mise en bouche. On retrouve donc cette pop légère et malicieuse, avec ses mélodies simples mais efficaces. Tellement efficaces que, qu’on le veuille ou non, on se retrouve vite à mémoriser les imparables refrains de titres comme Kill the bee (le single du moment sur les bonnes radios belges), le très fun Accidentally yours ou l’éminemment festif Come on, come on, come on. On les chantonne dans le train, en voiture, au travail et même sous la douche. Partout. A la longue, on en arriverait presque à maudire ces fichus garnements qui pondent des hits aussi insidieux...

Mais quelle est donc la recette de ce mystérieux plat facile à cuisiner ? Prenons un peu du Blur de Leisure, une pincée de Beach Boys et saupoudrons de Supergrass. Secouons et rajoutons un peu de Beck pour pimenter le tout. En résumé, à l’instar de presque tous les autres Sacrés Belges ou assimilés, Austin Lace puise ses influences en Grande-Bretagne, parmi l’héritage des Beatles.

Avec ce recueil de chansons courtes, ils rappellent ce qu’était la pop originelle. Celle d’où tout est parti. Celle dont les morceaux se construisent toujours autour de quelques notes d’une guitare acoustique. Tout en l’amenant dans de nouvelles directions. Car, loin de se cantonner derrière le schéma classique guitare/basse/batterie, ils introduisent ici et là des cordes, des cuivres, ou de l’électronique, enrichissant considérablement leur son et ouvrant de nouvelles perspectives au sein d’une scène qui, pour des raisons de survie, est déjà obligée de se renouveler.

Mais ils ont bien des défauts ces Austin Lace ? Oui, assurément. Si vous grattez bien, vous trouverez quelques petites choses. Par exemple, on peut reprocher à Fabrice Detry de chanter en anglais avec un accent francophone quelques fois assez prononcé. Bon, d’accord, mais s’il chantait en français on trouverait aussi à y redire, n’est-ce pas ? Et puis, on a déjà assez avec Jéronimo... Autre chose ? Les paroles sont un peu naïves. Ben oui, c’est pas le Velvet, on l’a dit en débutant. Et c’est tout l’intérêt de l’album. Bossanova, Telepheric love et Sunshine for everyone sont les antidotes parfaits du Decades de Ian Curtis. Un moyen de remonter la pente après l’Heroin de Reed et Cale. Un vaccin contre la morosité. La garantie d’avoir, peut-être pour la seule fois de la journée, un smile sur le visage. Et ça, de nos jours c’est pas un luxe. Si ?



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Jérôme Delvaux





Il y a 4 contribution(s) au forum.

Austin Lace : "Easy to cook"
(1/2) 26 août 2015
Austin Lace : "Easy to cook"
(2/2) 28 octobre 2005, par Smog




Austin Lace : "Easy to cook"

26 août 2015 [retour au début des forums]

A recipe of a good music are wonderful sounds and harmonies that are appealing to the listeners. - Green Water Technologies

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Austin Lace : "Easy to cook"

28 octobre 2005, par Smog [retour au début des forums]

Mais quelle est donc la recette de ce mystérieux plat facile à cuisiner ? Prenons un peu du Blur de Leisure, une pincée de Beach Boys et saupoudrons de Supergrass. Secouons et rajoutons un peu de Beck pour pimenter le tout
Encore un article bien lourd, la valse des comparaisons... Franchement tout le monde peut pondre un article comme ca, c’est facile et tellement lourd.
Enfin on est pas etonné, vu que gros veau n’a jamais pondu la moindre chronique de qualité. Comme quoi on peut être con et lourd et en même temps pretencieux et maladroit. C’est ca le rock n roll !

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