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Black Rebel Motorcycle Club : "Take them on, on your own"
Ah ces rebelles !

samedi 15 novembre 2003, par Laurent Bianchi

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La noisy et le rock psychédélique anglais semblent avoir marqué certains américains. A l’instar de Black Rebel Motorcycle Club, groupe californien, qui veut jouer dans leur cour, et va même jusqu’à déménager à Londres, histoire d’offrir une alternative aux groupes américains émergeants de la nouvelle mouvance garage.

Black Rebel Motorcycle Club est un groupe américain qui sonne anglais, à la manière d’Interpol. Le premier vient de la côte Ouest (San Francisco), le second de la côte est (New York). BRMC fait penser à la noisy et au rock psychédélique alors qu’Interpol fait plutôt penser à la new wave et au rock gothique.

Peter Hayes (voix, guitare), Robert Turner (basse, guitare) et Nick Jago (batterie) ont fondé Black Rebel Motorcycle Club en honneur au film La chevauchée sauvage, dont les affiches d’un Marlon Brando tout de cuir noir vêtu sur une moto sont archiconnues. Ce nom est en même temps un sacré piège à c..., si vous me permettez la vulgaire expression, car c’est quelque part le premier contact avec le public, quel qu’il soit, et avec un nom pareil, il faut être à la hauteur. Car faut-il le dire, on s’attend tout de même à du rock, du vrai, du sale, du crasseux. Du sex, drugs and rock’n’roll fait musique, rien moins que ça.

Résultat ? Le premier album, éponyme, m’avait laissé plus que sceptique. Peut-être aussi influencé par une chronique du Rock & Folk de l’époque, qui résumait la chose à une vaste action marketing d’une grande major, essayant de surfer sur la vague des Strokes, y était-elle pour quelque chose (comme quoi, une critique, ça peut vous "casser" un groupe...). A part un morceau, Whatever happened to my Rock’n’Roll (punk song) que je trouvais très bon, le reste me sembla alors plus que dispensable.

C’est donc avec des pincettes que j’ai accueilli ce nouvel album. Sur quelle vague ont-ils décidé de surfer maintenant, me suis-je demandé. Et puis c’est plus qu’agréablement surpris que j’ai découvert, peu à peu, un rock tel que l’annonçait son nom. Le groupe a mûri me semble-t-il. Peut-être est-ce moi qui est mûri... Mais qu’y a-t-il de mieux que de changer d’avis ?

Take them on, on your own sonne anglais, et ce n’est franchement pas déplaisant. Les paroles sont noires, agressives, voire dépressives, comme la pochette d’ailleurs. "I don’t feel at home in this generation, I’ve been feeling alone in this generation" chante Peter Hayes sur Generation : cela a bien changé depuis My Generation de The Who ! "Don’ fuck with me" conclut-il... Ah ces rebelles !

Le tempo peut souvent friser celui du punk (Six barrel shotgun) et rentrer dans cette nouvelle catégorie des groupes dits en THE. In like the rose sent bon le bon rock, joué en première prise (ce qui n’est certainement pas le cas mais c’est pas grave) : une batterie lourde, des guitares assourdissantes et une voix grave, à la Sisters of Mercy. Sur la plupart des morceaux cependant, la voix de Peter Hayes s’apparente plus à celle de Richard Ashcroft, l’ex-chanteur de The Verve.

Un titre comme Heart & Soul résume bien le style BRMC. Les trois musiciens "maltraitent" leurs instruments, comme peuvent le faire beaucoup de groupes rock "rebelles", faisant penser à Six By Seven ou à Oasis live, à savoir un mur de guitares "harmonieux". Du côté des ballades, Peter Hayes essaie de suivre l’exemple de The Verve...

Je dois cependant finir par un bémol. Le meilleur titre, High/Low, ne figure que sur l’édition japonaise (pourquoi ? Mystère... Après on s’étonne que les gens chargent sur internet). Il fait étrangement penser à The Cure, période Pornography. Un bonheur !



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Laurent Bianchi





Il y a 66 contribution(s) au forum.

> Black Rebel Motorcycle Club : "Take them on, on your own"
(1/2) 5 juillet 2005, par Sergent Poivre
> Take them on, on your own
(2/2) 13 janvier 2004, par wreckmaster




> Black Rebel Motorcycle Club : "Take them on, on your own"

5 juillet 2005, par Sergent Poivre [retour au début des forums]

Très bon album, ya rien a dire à ce niveau là. Il y a chez BRMC une science du riff incroyable. Mais malheureusement quelque fois le riff cache une moins bonne chanson...
par ex :Hahaha high babe. Un bon riff pour une chanson trop minimaliste à mon gout. En parlant de cet article, je trouve que dans le premier album, il y a plus de chansons interressantes que Whatever happened to my rock’n’roll(punk song). Comme Love Burns , Red Eyes and Tears ou encore salvation. Enfin merci pour ce bémol ! Je savais pas qu’il y avait une autre chanson......

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> Take them on, on your own

13 janvier 2004, par wreckmaster [retour au début des forums]

bon album. De toute façon, les Jesus & Mary Chain - que BRMC plagie sans remord, il faut bien le dire - sont morts, alors il faut bien s’en contenter. remarquez, il vaut mieux copier le meilleur groupe de tous les temps (derrière les Beatles et les Beach Boys) plutôt qu’un groupe de tatoués stylistes de l’infecte.

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    > Take them on, on your own

    12 février 2006 [retour au début des forums]


    Je trouve que les BRMC sont meilleurs que les Jesus and Mary Chain ... et j’admets pourtant qu’ils aient copié ... l’élève depasse le maître !

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