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Hot Hot Heat : "Make up the breakdown"
It’s a punky reggae party !

dimanche 15 février 2004, par Laurent Bianchi

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Avec Hot Hot Heat, je m’attendais à peu près à tout (et surtout à n’importe quoi pour être tout à fait franc). On nous rabâche les oreilles depuis les Strokes avec des clones de toutes sortes qui se réclament ceci ou cela pourvu que ça se vende... Ces quatre jeunes gens, arborant la même garde-robe que les Strokes, nous offrent des sons festifs et frais qui vont chercher leur source autant dans le punk que le garage-rock, avec des petits clins d’œil au ska.

Ce sont des Canadiens, et je me suis laissé dire que l’année 2004 serait une année importante pour ce pays connu pour ses très grandes étendues boisées et enneigées. Car outre Hot Hot Heat, on parle des Constantines aussi. Et tous deux sont sortis sur la fameuse maison de disques Sub Pop, celle de Nirvana.

Hot Hot Heat ressemble principalement à The Jam et à The Clash, du punk donc, et le meilleur en plus. Le tout avec la voix de Steve Bays, qui rappelle un certain Robert Smith. Et là on pense bien évidemment à une autre révélation de l’année 2003 ("sacré cru que cette année 2003" me confiait mon disquaire) qu’est The Rapture. Avec cependant une différence, et de taille : alors que ces derniers font de la pop parfois teintée de rock, Hot Hot Heat fait du punk-rock parfois teinté de pop. Mais les voix des chanteurs vous feront indéniablement penser à The Cure période 10:15 Saturday night.

A part le piano sur la seule chanson apaisée de l’album, In Cairo, on a plutôt droit ici à un rock incisif, faisant appel aux synthétiseurs mais pas de façon automatique, comme d’autres. Quelques perles sortent du lot : Bandages est un excellent simple qui distribue son refrain comme des doses de bonne humeur. Oh, Goddamnit aurait pu être écrit par/pour les Strokes, surtout dans les lignes de basse. No, Not Now et ses nappes de synthé à l’ancienne (assez funk en fait) martelées par une batterie nerveuse, font penser à Radio 4. De même pour Talk to me, dance with me. Sans que ce soit évident, un parfum de ska parcourt également l’album.

Enfin, Aveda, ressemble à s’y méprendre à du Faith No More vieille école. Avant que vous vous leviez, outrés, de votre fauteuil qui ne ressemble à rien mais qui est si confortable, laissez-moi vous préciser que je parle du Faith No More des années 80, celui de We care a lot, celui de Chuck Mosely donc, et peut-être du premier avec Mike Patton, Introduce Youself. J’en suis arrivé à cette référence, qui m’a étonné le premier d’ailleurs, après maintes écoutes, me tapant sur la cuisse et m’interrogeant : « mais à quoi donc ressemble ce son ? ». Et puis, tout d’un coup, la chose m’est apparue au détour (d’un carrefour je crois).

Tout ça pour dire que ce disque n’est pas un pétard mouillé et que son écoute prolongée ne provoque pas d’effets secondaires indésirables.



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Laurent Bianchi





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Hot Hot Heat : "Make up the breakdown"
(1/1) 23 juillet 2015




Hot Hot Heat : "Make up the breakdown"

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I like this album. Guess, this is also a big hit. - Stephen Samuelian

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