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John Wayne Shot Me : "The purple hearted youth club"
Sunshine for everyone !

dimanche 2 janvier 2005, par Jérôme Delvaux

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Le quatuor hollandais John Wayne Shot Me sortira en février 2005 son deuxième véritable album, auquel ont participé les Austin Lace au grand complet. Bien que signé sur le label bruxellois 62TV Records et distribué par Bang, John Wayne paie au prix fort ses origines néerlandaises puisqu’il ne bénéficie de pratiquement aucun relai médiatique, au contraire des groupes locaux, tous portés par la hype belge du moment. Il serait pourtant dommage de passer à côté de ce recueil de perles pop du meilleur cru.

Ce Purple hearted youth club est susceptible d’être accueilli de deux manières bien différentes. Soit vous vibrez pour ce que nous appelons la happy-pop insouciante d’Austin Lace, qui prend sa source quelque part entre les Beach Boys, Weezer et les Flaming Lips, soit elle vous débecte et, dans ce cas, mieux vaut passer votre chemin. En effet, John Wayne Shot Me utilise à peu de choses près les mêmes recettes que celle de la joyeuse bande de Fabrice Detry. On y retrouve ce même savant équilibre cher aux ex-Nivellois qui tablent sur des harmonies vocales bien mises en avant, des guitares à forts relents indie-rock américain et une petite touche d’electro. Rien d’étonnant à cela car, non seulement on sait que les deux groupes sont amis, mais en plus les Austin Lace ont tous participé d’une manière ou d’une autre à l’enregistrement. Le guitariste Lionel Detry (il n’a aucun lien de parenté avec Fabrice, contrairement à ce qu’ils ont fait avaler à une journaliste de La Libre) est même à créditer du mixage de l’album.

Seul en charge du songwriting, Thijs Van den Broek assure comme un chef. Après s’être distingué dans le passé par des reprises originales de Napalm Death et des Destiny’s Child, il explore désormais avec une certaine nostalgie l’univers des Atari et Commodore 64 de notre enfance. Ces machines étaient peu développées mais suffisaient à notre bonheur. Dans Speakers and microphones, il n’hésite pas à clamer ironiquement que, aujourd’hui, sa vie ne serait plus la même sans son four à micro-ondes. En guise de fil conducteur, on retrouve tout au long de l’album des bruitages dignes des vieux flippers et des vieilles consoles de jeu de années 80. Sur la plage cachée, The purple hearted Enzo, Enzo Porta (claviériste d’Austin Lace, mais aussi guitariste de Elvis Ghettoblaster) s’amuse avec un synthé datant au moins de l’époque des premiers Atari. Il joue l’air du pourtant très rock’n’roll The purple hearted club un peu à la manière de ce qu’aurait fait Vince Clarke avec Depeche Mode en 1981, et c’est jouissif. Sans se forcer, les connaisseurs penseront encore à DM avec A price, a head and chinese food, dont la mélodie évoque Shouldn’t have done that, obscure plage de l’album A broken frame, sorti en 1982.

Si les chansons d’Austin Lace ne sont jamais bien longues, celles de John Wayne Shot Me le sont encore moins (la plus longue fait 2:53). Il n’y a pratiquement aucune intro, pas de couplets interminables et rarement plus de deux refrains. En bref, ils vont directement à l’essentiel : une mélodie puissante et bien balancée. C’est du plaisir instantané, à l’image de ce que faisaient les Ramones. On ne se pose pas de question, on s’amuse et on en redemande. Alors tant pis si on ne les programme pas chaque semaine en Belgique entre les Hollywood Porn Stars et Sharko, nous on les aime quand même.



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Jérôme Delvaux





Il y a 2 contribution(s) au forum.

> John Wayne Shot Me : "The purple hearted youth club"
(1/1) 5 janvier 2005




> John Wayne Shot Me : "The purple hearted youth club"

5 janvier 2005 [retour au début des forums]

’’John Wayne paie au prix fort ses origines néerlandaises’’
Ah bon, il n’etait pas americain ?
Et pis en plus ,il ne tuait que les mechants...Il etait tres gentil,na.

(Ok,je sors)

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