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Minor Majority : "Reasons to hang around"
Breaking the waves

vendredi 2 novembre 2007, par Clarisse de Saint-Ange

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Bon, je ne vais pas vous mentir : si l’album des Norvégiens est effectivement sorti en 2007 par chez nous, il date en vérité de 2006. Cette vérité diachronique rétablie, c’est le coeur léger que je vais pouvoir gloser autour de cet album majoritairement acoustique, mais minoritairement décevant. Ne regardez pas mes calembours poussifs et admirez plutôt la musique.

Les férus du genre acoustique, ceux qui chérissent la folk ou la pop triste scandinave, à l’image du dernier album éponyme en date d’Eskobar, ceux-là seront comblés par un album qui, s’il n’apporte rien de fondamentalement nouveau, excelle dans un genre qui, il faut l’avouer, laisse souvent passer de profonds incultes musicaux qui, sous prétexte de gratter quelques accords à la guitare, sont convaincus d’écrire de bonnes chansons. Bah non, figurez-vous que dans le registre de ce que j’appelle la chanson nue, il n’est pas si simple que cela d’écrire une belle mélodie, étant donné le peu de matériel que l’on a à disposition pour l’enjoliver. Mais ceux qui y parviennent sont de véritables virtuoses.

Et c’est le cas pour Minor Majority, ce groupe de Norvégiens qui nous prépare doucement mais sûrement à une hibernation solitaire avec cet album mélancolique. Avec une voix très proche de Stuart Staples, Pal Angelskar et sa bande de joyeux drilles nous offre d’excellents moments, sans aucune faute de goût ni aucun effet de style superflu. Come back to me, Let the night begin ou Don’t say you love me sont des morceaux simples, finalement assez ancrés dans un syndrôme Neil Young (surtout No particular girl), mais bougrement efficaces. Un orgue Hammond discret, une caisse claire adoucie par une couleur très jazz, une basse timide mais présente, c’est tout le pari de Minor Majority. Y a-t-il besoin de plus ? Assurément, la réponse est non.

Seul problème pour les plus pinailleurs : aucune chanson ne semble sortir du lot. Et pour cause, puisque ce Reasons to hang around est plutôt le genre d’album qui s’écoute d’une traîte, dans sa globalité, et qui pourra vous plonger dans une ambiance douce-amère assez délectable - si toutefois vous y êtes préparé. Dans la négative, on pourra parfois critiquer un album qui peut manquer de rythme et succomber à des mélodies trop faciles. Ce serait pourtant réserver un sort assez injuste à ces délicats Norvégiens qui parviennent à cultiver la retenue de certains instruments et à créer ainsi des ambiances relativement uniques. Certes, l’histoire ne retiendra probablement pas cet album, mais Minor Majority reste simplement un groupe honnête qui accouche de morceaux sincères. Dans ce genre musical, on ne demande pas forcément mieux !



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Clarisse de Saint-Ange





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Minor Majority : "Reasons to hang around"
(1/1) 3 novembre 2007, par Virginie




Minor Majority : "Reasons to hang around"

3 novembre 2007, par Virginie [retour au début des forums]

Bonjour,

Fan du groupe et webmaster d’un site français qui lui est consacré (www.minormajotiy-fr.com), je viens de lire avec intérêt cette chronique.

Je suis assez surprise de voir une date de sortie en 2007 pour Reasons To Hang Around, puisqu’il est sorti en Norvège le 23/01/2006 et en France le 10/04/2006. Je serais donc curieuse de savoir quel label sort l’album en 2007.

En 2007, le groupe a sorti (en Norvège uniquement pour le moment) un double album compilation + inédits ou faces B, appelé Candy Store.

Ah oui, et au passage, Minor Majority a remporté le 27/01/2007 le spellmannprisen (équivalent norvégien des Grammy Awards) du meilleur groupe pop, grâce à Reasons To Hang Around : pas mal pour un album que l’histoire ne retiendra probablement pas ...

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