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Patti Smith : "Trampin’"
Promenade sur terre

dimanche 11 juillet 2004, par Marc Lenglet

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Après presque deux décennies de vie familiale jalonnée de plusieurs drames, Patti Smith est revenue vers le monde du rock. Après quelques albums plus anecdotiques, elle retrouve aujourd’hui, avec Trampin’ toute la puissance d’évocation que lui confère son talent d’écriture, harmonisé à la perfection à la musique jouée par les musiciens qui l’accompagnent.

On retrouve les procédés incantatoires qu’elle a toujours affectionnés. Des mots, souvent des phrases entières sont répétées à l’envi, parfois à la suite les uns des autres, parfois au hasard des couplets de certaines chansons. Cette ficelle est particulièrement perceptible tout au long de l’utopique Gandhi, rêverie poétique en faveur de la paix. De même, certains morceaux comportent de longues séquences où les textes sont déclamés plutôt que chantés. La qualité des textes étant comme d’habitude éblouissante de justesse et de talent littéraire, peu importe la forme sous laquelle ils sont présentés après tout.

L’élan mystique de ses premières œuvres, s’il n’a pas disparu, se fond plus discrètement dans l’ensemble. Nous parlions de la beauté quelque peu utopique du morceau Gandhi un peu plus haut. On ne nage pourtant pas en pleine béatitude hippie. L’interprétation de Patti est infiniment trop forte, trop consciente des réalités. Elle y implique trop d’elle-même pour qu’on puisse y trouver l’esprit des Protest songs naïves des golden sixties. C’est dans cette interprétation hors norme, à la voix tantôt vacillante, tantôt assurée, dans ces inflexions souvent tourmentées mais toujours très charnelles que résident toute la force de Patti Smith. La force d’une artiste accrochée à ses convictions et prête à tout y sacrifier. Car Patti Smith n’a pas abandonné ses anciens rêves, malgré les déconvenues que l’actualité et la vie n’ont cessé de lui apporter. Amour et humanisme représentent toujours le bout de la route vers la paix et la connaissance, l’objectif ultime vers lequel, par le pouvoir de la musique, elle souhaiterait voir tendre l’humanité.

Patti Smith, presque sexagénaire, semble avoir en grande partie perdu la rage qui avait fait d’elle la Punk priestess de la seconde moitié des années 70. Stripe of the mind diffuse néanmoins quelques accents punk plutôt remuants, tout en gardant sa hargne sous surveillance renforcée. La situation actuelle de la planète est néanmoins à mille lieues de la laisser de marbre. Le tempo s’enfièvre progressivement et la voix retrouve ses accents imprécateurs sur le très engagé Radio Bagdhad, long cri de désespoir envers la destruction cynique et indifférente du berceau de la civilisation. Une interrogation douloureuse sur l’indifférence de son propre peuple et de ses dirigeants, prêts à détruire la civilisation au nom de la realpolitik. Ce qui ne l’empêche nullement de célébrer la liberté et, à travers elle, l’Amérique dans ce qu’elle a de meilleur, pour l’enthousiasmant Jubilee. Quand Patti Smith se recentre sur elle-même, dédie un superbe Mother rose à sa mère, ou évoque dans Trespasses les disparitions qui l’ont frappée, le résultat est tout aussi probant.

Trampin’ ne mâche pas la tâche à ceux qui se seraient enfin décidés à aborder l’œuvre de Patti Smith. Austère, globalement dépouillé et dépourvu de tout ce qui pourrait ressembler à un hymne rock ou à un single, Trampin’ va à l’encontre de tout ce qui symbolise la musique fast-food actuelle. Il s’agit d’un album qui attire instinctivement, et qui séduit toujours plus au fur et à mesure que l’on s’imprègne des écrits et de l’âme de Patti Smith. Comme toujours avec cette artiste d’exception, la joie que l’on éprouve à écouter ses nouvelles compositions ne nous est pas due : elle se mérite. Hier encore, je pensais écrire que cet album n’arrivait tout de même pas à égaler les perles que sont Horses ou Easter. Mais un jour s’est écoulé, et la musique s’est entretemps épanouie. Aujourd’hui, Trampin’ pourrait bien être l’une des plus belles réalisations de Patti Smith.



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Marc Lenglet





Il y a 7 contribution(s) au forum.

Patti Smith : "Trampin’"
(1/6) 6 juillet 2017, par Ben
Patti Smith : "Trampin’"
(2/6) 4 juillet 2017, par Jessica
Patti Smith : "Trampin’"
(3/6) 4 juillet 2017, par Alee Aliyana
Patti Smith : "Trampin’"
(4/6) 4 juillet 2017, par Kane
Patti Smith : "Trampin’"
(5/6) 4 juillet 2017, par Raven
Patti Smith : "Trampin’"
(6/6) 14 décembre 2013, par Selda




Patti Smith : "Trampin’"

6 juillet 2017, par Ben [retour au début des forums]

Words, often entire phrases are repeated over and over again, sometimes as a result of each other, sometimes at random from the verses of certain songs. This string is particularly perceptible throughout the utopian Gandhi, poetic reverie in favor of peace. Similarly, some pieces have long sequences where the texts are declaimed rather than sung. Free Assignment Help The quality of the texts being as usual dazzling of accuracy and literary talent, no matter the form in which they are presented after all.

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Patti Smith : "Trampin’"

4 juillet 2017, par Jessica [retour au début des forums]

Patti Smith, right around 60, appears to have to a great extent lost the fury that had made her the Punk priestess of the second 50% of the 70s. Stripe of the mind by and by diffuses some fairly punk accents, while keeping her off the cuff under observation reinforced. More Info Button The current circumstance of the planet is in any case a thousand classes to abandon it of marble. The beat progressively blurs and the voice recuperates its imprecatory emphasizes on the extremely drew in Radio Baghdad, a long cry of depression at the negative and apathetic obliteration of the support of human advancement. An excruciating investigation into the impassion of his own kin and pioneers, prepared to crush human advancement for the sake of realpolitik.

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Patti Smith : "Trampin’"

4 juillet 2017, par Alee Aliyana [retour au début des forums]

Trampin ’does not mince the undertaking to the individuals who have at long last chosen to approach the work of Patti Smith. Grave, comprehensively stripped and without anything that could look like a stone song of devotion or a solitary, Trampin ’conflicts with everything that symbolizes contemporary fast food music. Can Someone Write my Essay for Me It is a collection that draws in instinctually, and that allures increasingly as one progresses toward becoming impregnated of the compositions and the spirit of Patti Smith. As dependably with this extraordinary craftsman, the delight we feel in tuning in to his new structures is not because of us :

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Patti Smith : "Trampin’"

4 juillet 2017, par Kane [retour au début des forums]

Words, often entire phrases are repeated over and over again, sometimes as a result of each other, sometimes at random from the verses of certain songs. Dissertation Writing Help

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Patti Smith : "Trampin’"

4 juillet 2017, par Raven [retour au début des forums]

The mysterious motivation of his initial works, on the off chance that it has not vanished, combines all the more tactfully into the entirety. We were discussing the to some degree idealistic excellence of the Gandhi piece somewhat higher. One doesn’t, nonetheless, swim in full radical euphoria. Can Do my Coursework

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Patti Smith : "Trampin’"

14 décembre 2013, par Selda [retour au début des forums]

C’est un impressionnant informations. Continuez votre bon travail et continuer à partager des informations utiles. check out miami real estate on google+

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    Patti Smith : "Trampin’"

    12 juillet 2017, par James Rogers [retour au début des forums]


    this is good he is back in rock I’ve really missed as he was one of my all time favorite singer, what I love about him is that he adds a new dimension and life in music which most singer and rock band can not do, Custom Paper Service | PapersArena have rated him the best rock singer in short he is King of Pop, Welcome back King, welcome to your own realm.

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