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Stellastarr : "Stellastarr*"
Golden Eighties

mardi 27 janvier 2004, par Laurent Bianchi

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Dans la lignée des groupes qui adulent les années 80, et qui, par ce fait, rentrent parfaitement dans la ligne éditoriale de pop-rock.com, Stellastarr*(trois étoiles) répond présent. Aussi différent d’Interpol que des Strokes, le groupe américain ci-présent (New York) vous propose une visite de la new wave british côté Tears for Fears, agrémenté d’un peu de Pulp pour pimenter le tout, voire de XTC, sans oublier une pincée des B 52’s, un zeste de Magazine et aussi...

Rien que A million reasons est un hymne à la gloire de la new wave, autant dans sa construction que dans la manière de l’interpréter. Ce son si caractéristique des golden eighties est constamment présent. On a véritablement l’impression d’avoir un groupe de l’époque remastérisé. My coco et ses riffs de guitare nous font voyager du côté des Chameleons, le groupe qui a raté -de peu, car il s’en faut souvent de si peu, la carrière du groupe de Bono, auquel la musique de Stellastar fait donc fatalement -aussi- penser. On flirte assez souvent du côté de Cure, surtout au niveau de la basse. Les solos de guitare sont très proches de la première fournée rock des The Beloved.

Mais qui sont les Stellastarr* ? La façon saccadée parfois, et surtout si souvent jenfoutiste, limite moquerie fantasque, de chanter de Shawn Christensen (guitare), celle enjouée d’Amanda Tannen à la basse, la batterie et les synthés d’Arthur Kremer et enfin Michael Jurin à guitare et au chant également, donnent une touche très rétrograde à leur album, intitulé pourtant (ou devrait-on dire en conséquence) Advance Music.

Le simulacre va jusqu’à pomper le style des pochettes de l’époque, à savoir un art plutôt naïf. Leur look à la ABC, Thompson Twins, Duran Duran (liste non exhaustive) vaut le détour également. Bernés à coups sûr par tous ces groupes (lesquels ?), le quatuor nous fait bénéficier de ses influences en les ayant savamment dosées, mélangées et recyclées. Le résultat est probant, même si je dois vous prévenir qu’il faut quelques écoutes avant d’apprécier la galette, et de noter, minutieusement, tous les groupes auxquels il vous fait penser. Au point que je me demande s’il ne serait pas plus intéressant de se la procurer en plaque 33 tours, rien que pour savourer le voyage dans le passé.

Moongirl lorgne même les frontières de Sonic Youth, et Somewhere across forever celles des Pixies. Bref, un véritable petit placebo (permettez-moi d’attraper la balle au bond afin de préciser qu’ils ont fait certaines premières parties du groupe de Brian Molko (Placebo), mais aussi des Raveonettes, Joe Strummer, Jane’s Addiction, the Strokes, Ash, Sahara Hotnights, Melissa Auf Der Maur, the Mooney Suzuki, Elefant, Ambulance ltd, Aerial Love Feed).

Pour ceux qui estiment qu’il n’y pas eu assez de noms cités, sachez que cet album a été produit par Tim O’Heir (Sebadoh, The Folk Implosion, Dinosaur Jr, Superdrag, Hedwig et Angry Inch). Encore ?

Il y a une petit côté - non, j’arrête, j’ai le tournis là...



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Laurent Bianchi





Il y a 61 contribution(s) au forum.

> Stellastarr*
(1/1) 27 janvier 2004, par Laurent Bianchi




> Stellastarr*

27 janvier 2004, par Laurent Bianchi [retour au début des forums]

Permettez-moi d’ajouter qu’ils seront en concert le 24 Février au Botanique avec Serafin.

J’y serais !

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