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The Walkmen : "Everyone who pretended to like me is gone"
Walk in the wild side

jeudi 10 avril 2003, par Arno Ducome

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Tout débute par une histoire des plus classique dans le petit monde de la musique rock, le parcours initiatique de cinq jeunes américains qui fréquentent le même lycée, noient leurs angoisses adolescentes à l’écoute des Smiths, de Cure ou de New Order puis décident de se frotter à la scène. Scénario "picaresque", l’aventure musicale d’une jeune formation est rarement chose aisée mais avant même la sortie de ce premier album, ces veinards de Walkmen possède déjà de sérieux atouts, ainsi la participation de trois de leurs membres au défunt Jonathan Fire Eater, phénomène de mode en son temps, aussi surestimé que fut courte sa durée de vie, mais aussi leur ville d’origine, New-York, accroche tapageuse et extrêmement vendeuse en ce moment, le must de l’appellation d’origine contrôlée sur le marché du rock.

Sûr, venir de New-York comme The Strokes ou Sonic Youth (sans compter les illustres prédécesseurs et l’armée de clones tristes qui les accompagnent), ça aide à remplir les salles mais le groupe ne joue pas de ce seul argument putassier et réussit au fil de ces treize titres à imposer un style bien personnel. Les voix tantôt graves et désabusées, le spleen et l’instrumentation minimaliste font place au rythme staccato d’une batterie mitraillette et aux chœurs aériens d’une célébration intense et allumée dans la plus pure veine de leurs compatriotes de Lift To Experience. Compositions lunatiques où piano et orgues ont la part belle, les Walkmen alternent profonde mélancolie et légèreté avec naturel, et s’offrent même au détour quelques ballades à l’ambiance "cabaret" comme chantées par un Rufus Wainwright en pleine gueule de bois. Un premier essai réussi, on en redemande.



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Arno Ducome