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Dour Festival, 17 et 18 juillet 2004
Dour : et l’aventure continua...
compte-rendu des jours 3 et 4

mercredi 21 juillet 2004, par Laurent Bianchi

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Peu de festivals européens durent quatre jours. C’est donc bien décidé à en profiter jusqu’à la dernière minute que je reviens à Dour samedi et dimanche...

C’est avec les Allemands de Lali Puna, énième collaboration à inscrire sur le CV de Markus Acher (The Notwist, Tied & Tickled Trio) que je démarre cette journée plus qu’ensoleillée. L’été est là et bien là. Outre Markus, la charmante asiatique au chant (Valerie Trebeljahr), initiatrice du groupe, est entourée par Christoph Brandner, le batteur, très énervé, (qui est aussi celui de Tied & Tickled Trio), sans oublier Christian Heiss aux claviers. Ils livrent un set impeccable, très Kraftwerk (autant dans le synthé que dans le chant faussement monotone) à la sauce 2004 qui emballe littéralement tout le monde sous la tente Webzinenameless aujourd’hui. On pense aussi à Stereolab. Beaucoup de choses à dire, mais disons en trois mots que c’était génial.

Je file voir les Texans de Explosions in the Sky et leurs feux d’artifices sonores. En les voyant arriver, on a l’impression d’avoir affaire aux humains tombés sur la planète des singes... Je m’explique, non seulement deux des protagonistes ici (ils sont quatre en tout) sont barbus à la manière préhistorique ou Robinson Crusoé (à vous de choisir), mais ils aiment également se mettre à quatre pattes, accroupis, pour jouer les morceaux les plus doux, avant de littéralement exploser (d’où leur nom) lors de mélopées maniaco-dépressives intenses. Disons que cette musique illustrerait à la perfection l’acte coïtal, avec ses préliminaires, ses pénétrations et enfin ses orgasmes sous forme d’éjaculations flamboyantes.

Me voilà en tout cas gonflé à bloc pour aller m’entretenir avec Fabrice, le guitariste des Girls in Hawaii, dont l’interview sera publiée bientôt... Sachez en tout cas qu’ils sont aussi cools qu’ils en ont l’air, très naturels, très simples, surtout pas à se prendre la tête ou à la prendre.

Je vais ensuite voir Magnus, qui annoncé en tant que tel, sans le DJ set accolé, pouvait faire espérer une grande réunion, comme le souhaitait d’ailleurs Tom Barman, de 6 à 7 musiciens. Mais quelle n’est pas ma déception en voyant juste CJ Boland et Tom sur scène...

Tant pis, je décide d’aller dans la tente Webzinenameless pour y voir Pinback, groupe alternatif très intéressant qui offre de très belles mélodies. Leurs titres, frisant l’acoustique sur CD, sont ici speedés (un peu comme si on passait un 33 tours en mode 45), et pour cause, ils sont cinq sur scène. C’est pas mal mais sans plus.

Et voilà que, l’ennui aidant, je vais voir du côté de la scène principale, où Alpha Blondy livre un set reggae des plus honorables. Son chanteur a pourtant une jambe dans le plâtre, mais probablement qu’il teste, lui aussi, les bienfaits de la marijeanne dans l’accompagnement du malade et de l’infirme (...). Très entouré -des choristes, des cuivres, guitare, basse, batterie- il livre un set très enjoué, et l’on se souviendra particulièrement, outre cette basse lancinante et ankylosant, de Jerusalem et son appel à la paix au Proche-Orient.

La journée se termine en beauté avec Girls in Hawaii. Avec la même tracklist que le concert donné à Werchter (mis à part une chanson en solitaire à la guitare sèche par Antoine), les GiH prouvent encore une fois leur très grande aisance à jouer sur scène et de manière très puissante leurs différents titres. Leur nouveau bassiste, Odin, semble s’être plus que bien intégré au sein du combo et, de manière à singer quelque peu la fougue naturelle de Daniel, leur bassiste originel qui s’est cassé le coude, finira par jouer en caleçon. Pas étonnant en tout cas que lors de l’interview Fabrice promettait une nouvelle galette « plus rock, moins pop ». Car de la pop, on en a point entendu ce soir. C’est un très grand groupe qui se trouve là, devant nous, et on a la chance d’assister au début d’une très belle histoire du rock.

Petite cerise sur le gâteau, lorsque Antoine demande quel était le meilleur concert de la journée au public, ce dernier de scander, tous en cœur : « Diam’s, Diam’s, Diam’s ».

Après un petit tour par la Red Frequency Stage, où la journée est consacrée au reggae, et s’être fait une idée sur celui de Culture, je décide de partir à l’aventure comme tout bon festivalier à Dour, intéressé par et surtout la musique alternative. Point question cependant de marmonner, ne serait-ce que dans ma barbe, la chanson de Nicoletta, reprise par la Star Academy ("La musique, oui, la musique") pour autant : il y a des limites à mon enthousiasme légendaire...

Journée plus courte et plus calme pour moi ce dimanche. Je sors à l’instant du concert assez phénoménal de Xploding Plastix, dont je ne connaissais même pas le nom ou le style. Après une petite recherche, il apparaît que ce combo est originaire d’Oslo, Norvège. Ils sont trois : l’un derrière les fûts, les deux autres derrière les machines. Le bruit qu’ils produisent à trois est purement ahurissant. Afin de définir ce style plus qu’hybride, disons que c’est un mélange entre trip-hop déjanté et expérimentations sonores, et que ça lorgne parfois du côté du jazz ou de la Drum & Bass. On peut classer leur musique à côté de Skalpel ou d’Amon Tobin, et l’on est étonné qu’il ne soient pas hébergés chez Ninja Tune à l’instar les deux précédents. Sur trois de leurs titres, on peut même y déceler une sorte d’hommage aux bons vieux films italiens de la dite belle période : Fellini, De Sica ou Minelli. Belle, très belle surprise.

Après ça, c’est un peu l’ennui qui s’installe, et tous les groupes que j’irais voir seront soit pas à mon goût (même le rap post-rock de Sole me laissera froid) soit à mille lieues de ce qui pourrait me faire plaisir (pas la peine de citer qui que ce soit). Je finis cependant la journée avec deux artistes juste pour le plaisir : le funk jovial de Amp Fiddler et le reggae de papa de Julian Marley & the Uprising.

Voilà. Dour, pour moi, c’est fini. Vivement l’édition 2005 !

- Photos : (c) Jérôme Delvaux

- Lisez aussi les comptes-rendus du jeudi par Laurent et Jérôme et du vendredi par Jérôme.

- Nos interviews de Girls in Hawaii et Soldout seront bientôt publiées.



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Laurent Bianchi





Il y a 2 contribution(s) au forum.

Dour : et l’aventure continua...
(1/2) 15 avril 2013, par Thanuima
> Dour : et l’aventure continua...
(2/2) 21 juillet 2004, par Badrock, l’home a la chemise noire de jerome delvaux ¡




Dour : et l’aventure continua...

15 avril 2013, par Thanuima [retour au début des forums]

Je vais ensuite voir Magnus, qui annoncé en tant que tel, sans le DJ set accolé, pouvait faire espérer une grande réunion, comme le souhaitait d’ailleurs Tom Barman, de 6 à 7 musiciens. Mais quelle n’est pas ma déception en voyant juste CJ Boland et Tom sur scène... how to write a personal statement | personal statement UCAS | assignment

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> Dour : et l’aventure continua...

21 juillet 2004, par Badrock, l’home a la chemise noire de jerome delvaux ¡ [retour au début des forums]
superlapin

heey alaise je suis dans la news... lol... juste un ptit comment pour Explosion in the sky... le spectacle etait grandiose, jai vraiment pris mon pied et je dois dire aue jai rarement vu un groupe aussi acclameet applaudi avant mais surtout apres oiu les gens ont surement applaudi pendant encore 5 minutes en esperant un utopique rappel qui malheureusement neut pas lieu... franchement des leur prochain passage en gelbique... comptez sur moi ¡

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