Pop-Rock.com


Bruxelles, Botanique, Boutik Rock, 18 février 2005
Philippe Carly : "Personne ne devinait à quel point Joy Division deviendrait énorme"
Interview

mercredi 16 mars 2005, par Jérôme Delvaux

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Le photographe Philippe Carly fait partie de ces hommes qui ont vécu les années d’or de la new wave de l’intérieur. Témoin privilégié de l’explosion de cette scène, dès 1977, il assiste à l’éclosion de groupes comme Joy Division, The Cure, Bauhaus ou encore U2. Entre les soirées Factory au Plan K, les balades dans Bruxelles avec Cabaret Voltaire et les tournées de Siouxsie & The Banshees qu’il suit religieusement, sa vie ressemble à un passionnant road-movie rock’n’roll dont on l’écouterait parler des heures durant. Pour Pop-Rock, il a accepté de revenir sur quelques épisodes de sa riche carrière.

- Pop-Rock.com : Philippe, selon les archives disponibles sur ton site, ta carrière de photographe a débuté le 5 juin 1977, à l’occasion d’un concert de Television à l’ULB...

- Philippe Carly : Mes vrais débuts étaient en fait un peu antérieurs à cette date. Je me souviens notamment d’un concert de The Jam à l’A.B., dont les photos ne sont pas encore sur le site.

- Comment es-tu devenu photographe ?

- A l’époque, il y avait un réel engouement pour le mouvement punk, dont le credo était Get up and do it, comme chacun sait. J’étais totalement incapable de jouer d’un instrument quel qu’il soit, la photo était donc pour moi un bon moyen de m’exprimer. J’ai fait mes débuts au sein d’un magazine qui s’appelait Pulsion, né des cendres de More, dont une partie des principaux rédacteurs étaient partis fonder la revue En Attendant. Malheureusement, la nouvelle direction de Pulsion souhaitait s’orienter vers un contenu beaucoup plus commercial et populaire, style hit-parades. De ce fait, une partie de la rédaction et moi-même sommes partis pour créer notre propre magazine, Ecoute. Nous avons sorti six numéros, puis nous avons dû arrêter à cause de problèmes d’argent. Ensuite, j’ai rejoint la rédaction de En Attendant et j’ai commencé à collaborer aux pages rock du Télé-Moustique.

- Quelques grands noms de la presse rock francophone collaboraient déjà à ce magazine...

- Oui, tout à fait. Il y avait Bert Bertrand, qui est malheureusement décédé, mais aussi Gilles Verlant, dont j’ai assisté au tout premier casting à la RTBF, pour l’émission Follies.

- C’est d’ailleurs une émission que tu as souvent couverte...

- Oui, c’était vraiment un excellent programme. Des groupes renommés comme Siouxsie & The Banshees ou Fisher Z sont venus y jouer live. C’est difficile d’imaginer cela aujourd’hui à la RTBF...

- Un peu plus tard, en 1979, tu as pris des photos de Queen à Forest National. Cela sort complètement du rayon de ce que tu faisais à l’époque. Comment t’es tu retrouvé là ?

- Quand je travaillais pour Télé-Moustique, le photographe Paul Coerten s’occupait des tout gros concerts style Genesis, Peter Gabriel, etc., tandis que j’étais en charge des plus petits évènements. Pour Queen, il était indisponible et, comme ma femme en était fan, j’ai accepté bien volontiers de m’en charger à sa place. Je précise que ce n’est pas parce que je trouvais le mouvement punk enthousiasmant que j’étais sectaire pour autant. Je suis toujours resté éclectique et très ouvert à d’autres styles, dont le jazz, ou le rock des années 60.

- Le 17 janvier 1980, tu étais au Plan K, à Bruxelles, pour le concert de Joy Division. C’était à peine cinq mois avant le suicide de Ian Curtis. Quel souvenir en gardes-tu ?

- On me le demande souvent car ce concert est devenu mythique, en partie pour la raison que tu mentionnes. Le Plan K était déjà un mythe en soi car tous les groupes de la Factory y venaient et que le lieu correspondait tout à fait à l’esprit : il y avait des happenings, etc. Je crois que cette salle a vraiment cristallisé le meilleur de la scène de l’époque, et on s’y sentait chez soi. Pour en revenir à Joy Division, nous étions indubitablement en face d’un excellent groupe, qui avait déjà beaucoup de fans et qui avait sorti un très bon album, mais ce n’était encore qu’un groupe parmi tant d’autres. J’ai des souvenirs de concerts tout aussi mémorables au Plan K, comme ceux des Slits et du Pop Group, qui n’ont jamais eu l’écho de Joy Division par la suite.

- Ils n’ont pas eu de morts en leurs rangs...

- Tout à fait, il y a de ça, et ils ne faisaient pas non plus vraiment partie de l’aspect un peu noir de la cold-wave. De toute façon, je garde assez peu de souvenirs particuliers de ces concerts car je me concentrais sur les photos. Je me souviens juste d’une vraie atmosphère de fête, car c’était chaque fois l’occasion de retrouver les copains, les gens de Factory Benelux, etc. Pour nous, le Plan K, c’était presque un club.

- Tu as rencontré Joy Division backstage ?

- Non. A vrai dire, je n’ai jamais été un rat de backstage. Rencontrer les groupes ne m’intéressait que si je pouvais réellement faire quelque chose avec eux. Je me souviens avoir été trouver Cabaret Voltaire après leur soundcheck. Ils n’avaient rien à faire en attendant leur set, alors on les a baladés en voiture. On leur a fait visiter un peu Bruxelles et j’ai fait quelques photos par la même occasion.

- Je crois que tu as aussi créé des liens particuliers avec The Durutti Column...

- Oui, ils jouaient dans les tournées de Factory Benelux. Ma petite amie de l’époque, devenue mon épouse, en était réellement fan et nous avons donc rencontré Vinni Reilly. On s’est tout de suite très bien entendu, à tel point qu’il a écrit un morceau pour nous qui s’appelait tout simplement Peace for Philippe and Yannic. Par la suite, cette chanson s’est retrouvée sur un album sous le titre de The eye and the hand. L’œil pour la photo, et la main car Yannic était journaliste.

- Un autre groupe qui a compté pour toi, c’est Eyeless in Gaza...

- Oui, c’est une autre de ces belles rencontres que j’ai eu l’occasion de faire en tant que photographe. Ma femme et moi étions assez fans et nous avons eu l’occasion d’un peu les véhiculer dans Bruxelles. Nous avons fait connaissance et le courant passait très bien. Il se trouve qu’à l’époque, nous étions sur le point de nous marier. Nous avions envie d’organiser un concert privé pour nos invités, dont la plupart étaient des copains du milieu de la musique. Je suis parvenu à louer l’Orangerie, ici même, au Botanique, et j’ai contacté Eyeless in Gaza. Ils ont tout de suite accepté de venir jouer gratuitement pour nous.

- Dans le contexte de l’époque, ce n’est pas rien...

- C’est vrai, mais il faut se rendre compte qu’à cette époque, il était encore possible de faire venir un groupe sans passer par les maisons de disques. J’ai juste demandé l’autorisation de Herman Schuermans (ndlr : devenu ensuite organisateur de Torhout Werchter) qui les faisait tourner. Comme c’était un évènement privé, il a considéré que ça ne le regardait pas et le groupe est venu jouer. Nous avions environ 150 invités à qui nous avions demandé d’amener une BD en guise de prix d’entrée.

- Dans ta carrière, tu as aussi pas mal voyagé. En 1980, tu es allé voir U2 à Leeds. C’était pour le compte d’un magazine ?

- Oui, c’était au festival de Futurama pour le compte de En Attendant. Ce voyage était toutefois à mes frais car mon travail pour cette revue était bénévole.

- Je crois savoir que tu as quand même rencontré Bono...

- Oui, mais pas à Leeds. Je les ai vu sur scène à Futurama pour la première fois, puis ils sont venus jouer un peu plus tard en Belgique, au Klacik. Ce soir-là, ma femme les a interviewés pour En Attendant, tandis que je prenais des photos. Quelques jours plus tard, je me trouvais à l’aéroport de Bruxelles National, prêt à partir pour les Etats-Unis, quand j’ai entendu quelqu’un m’appeler. Je me suis retourné et j’ai réalisé que c’étaient Bono et The Edge qui m’interpellaient. Ils se souvenaient de l’interview et m’avaient reconnu. On a brièvement bavardé. Maintenant, ce serait sans doute l’inverse : c’est moi qui devrait courir après eux à l’aéroport pour les saluer ! (Rires)

- A cette époque, il y a des groupes que tu suivais partout en tournée, notamment Siouxsie & The Banshees.

- C’est à peu près les seuls dont on peut dire que j’ai vraiment été fan. Je les ai vu environ une trentaine de fois.

- Quelles étaient tes rapports avec Siouxsie ? Il y avait une relation d’amitié, ou bien c’était purement professionnel ?

- Etant de Belgique, je ne faisais évidemment pas partie de son cercle d’intimes. Toutefois, j’ai eu la chance de couvrir son tout premier concert belge, peu de temps après la signature des Banshees chez Polydor. J’ai réalisé une séance photo avec eux sur la Grand’ Place de Bruxelles. Trois de ces clichés ont été utilisés dans le programme d’un concert caritatif en faveur de l’enfance handicapée. A ce titre, le groupe m’a invité à assister au concert en question et nous avons eu quelques contacts, mais je suis toujours resté assez en retrait. Avant de monter sur scène, les musiciens se préparent et se concentrent. Après, ils récupèrent. J’évite donc d’aller les importuner. Avec les Banshees, on se connaissait, on se disait bonjour, mais c’était tout. Je ne vais pas me targuer d’avoir été un ami de Siouxsie. J’avais par contre de très bonnes relations avec son manager, grâce à qui j’ai pu obtenir facilement des pass pour suivre le groupe en tournée à l’étranger. J’étais encore à Londres il y a quelques mois, à la séance de dédicaces pour la sortie de leur biographie. Siouxsie se souvenait très bien de moi, ainsi que d’une séance de photos posées que nous avions réalisée au Pavillon Chinois, à Laeken.

- Parmi les autres groupes qui ne t’ont peut-être pas oublié, il y a Depeche Mode, dont tu as fait les photos du tout premier concert belge également...

- Si, eux m’ont probablement oublié, avec Anton Corbijn... (Rires)

- Quand tu étais à quelques centimètres de groupes comme Depeche Mode, The Cure et New Order, qui donnaient leur tout premier concert chez nous, te rendais-tu compte qu’ils étaient appelés à faire de telles carrières ?

- Non, je ne crois pas que ce soit possible de faire ce genre de prévisions. Quelques mois après Depeche Mode, j’ai vu D.A.F. en concert et, pour moi, rien ne disait que Depeche Mode avait plus de potentiel qu’eux. Je trouvais même D.A.F. beaucoup plus énergique sur scène. Même chose pour Cure, ils avaient fait déjà des choses intéressantes, mais rien ne laissait présager qu’ils feraient une telle carrière. C’est pareil pour Joy Division, personne ne devinait à quel point ils deviendraient énormes.

- Tu as photographié tous ces groupes sans interruption jusqu’en 1984, et puis tu as arrêté brusquement. Pourquoi ?

- C’est un faisceau de convergences de différents éléments. Le déclic a été le concert de Transvision Vamp à l’Ancienne Belgique. Ils étaient presque totalement inconnus à l’époque et donnaient leur premier concert chez nous. A ma grande surprise, ils ont refusé qu’on prenne des photos. Maintenant c’est presque la règle, mais à l’époque c’était inhabituel. Jusque là, je n’avais connu que deux cas d’artistes refusant d’être photographiés : les Residents, parce qu’ils voulaient entretenir un certain mystère, et Brian Eno. J’ai réalisé que les choses étaient en train de changer et, la suite m’a donné raison. Au même moment, j’avais quitté Télé-Moustique à cause de divergences avec le responsable de la rubrique rock. J’ai continué à collaborer avec des magazines hollandais comme Vinyl, j’ai fait des photos promo pour le label Play It Again Sam, puis une lassitude s’est installée en même temps que la scène musicale commençait à s’essouffler. La naissance de ma première fille, en 1987, a fini de me convaincre d’arrêter, car sillonner la Belgique avec un bébé, ce n’était pas vraiment facile.

- Par la suite, tu as réalisé des pochettes d’albums, sous le nom de Crazy Lobster, c’était ta reconversion ?

- Non, c’était une autre façon de m’exprimer. Je m’étais orienté dans le graphisme et j’ai effectivement eu l’occasion de réaliser des pochettes pour à ;GRUMH un groupe d’amis de la région de Charleroi qui faisait de la musique industrielle. Plus tard, j’ai aussi travaillé pour des artistes comme Vincent Venet...

- Il y a eu Front 242 également...

- Oui, c’était une commande pour un maxi, l’intégration de deux 45 tours existants.

- Tu es revenu à la photo en 2003. Comme à la grande époque, tu refais désormais concert sur concert. On te voit partout, et principalement autour de la scène belge. Qu’est-ce qui a motivé ton retour ?

- Mon retour a été motivé par Joy Division, justement. Un ami, propriétaire d’une petite galerie, était conscient de la nostalgie ambiante autour de ce groupe et des années 80 en général. Il souhaitait préparer une exposition de mes photos. Malheureusement, il a eu des revers de fortune et a dû fermer sa galerie. Le mal était fait car j’étais déjà retourné chercher mes négatifs au grenier. J’ai commencé à scanner ces photos et j’ai créé mon propre site. Je connaissais très peu internet et je me disais que quelques vieux nostalgiques comme moi iraient peut-être regarder mes photos pour se remémorer leurs belles années, la new wave, etc. J’ai très vite été surpris par le succès du site. A ma grande stupéfaction, j’ai découvert que des jeunes fans étaient tout aussi passionnés par ces groupes du début des années 80. J’ai été contacté par Spiral of Silence, un jeune groupe flamand qui joue des reprises de Joy Division. Ils m’ont demandé, presque comme un honneur suprême, d’aller les photographier. J’ai accepté et je me suis vraiment éclaté. La flamme était revenue. J’ai ensuite été voir les Sisters of Mercy à Deinze, mais c’était une expérience à tout point de vue désastreuse et j’ai failli à nouveau tout arrêter. Le manager des Sisters voulait voir les clichés avant utilisation, il fallait signer un contrat bidon, ne prendre des photos que pendant les trois premiers morceaux, etc. Je me suis accroché et j’ai eu envie de m’intéresser davantage à la scène belge qui était en train de bien se développer. J’ai commencé par des groupes comme Perry Rose, qui font partie du label Viva Disc, dont le patron est un ami. Tout était tellement plus simple et les gens tellement plus accueillants que j’ai continué à me consacrer aux concerts de groupes belges. Si les gros groupes étrangers ne veulent pas se faire photographier, tant pis pour eux.

- Avec ton expérience, est-ce que tu as senti qu’il se passait vraiment quelque chose de nouveau sur la scène belge ?

- Oui, j’ai retrouvé un bouillonnement et une énergie comparable à celle de l’époque du punk. Hier, ici à la Boutik Rock, j’étais sidéré de revoir plein de jeunes groupes faire du ska. Le punk et la new wave étaient des mouvements assez sectaires, mais ce n’est plus le cas de cette nouvelle scène. De plus en plus de gens n’hésitent pas à y investir de l’argent, il se passe quelque chose et c’est très chouette pour tous ces groupes, souvent talentueux. C’est vraiment excitant.

- Dans les années 80, tu ne faisais que du noir et blanc. Maintenant, la couleur est apparue dans tes photos. Pourquoi ?

- A l’époque, le noir et blanc était un impératif technique car les magazines ne publiaient pas encore de photos couleurs. C’était aussi moins cher. Aujourd’hui, je travaille en digital, donc d’office en couleurs, et il m’arrive de temps en temps de les convertir en noir et blanc mais c’est assez rare.

- Parlons maintenant de la difficulté qu’ont les photographes professionnels d’être rémunérés à la hauteur de leur travail...

- C’est bien simple, il n’y a que quelques grands noms qui vivent de la photo. Les autres essaient de survivre...

- Une de tes photos a été utilisée en couverture d’une biographie de Ian Curtis, mais tu n’as pas été crédité pendant un certain nombre d’années. Comment réparer un tel dommage ?

- Je n’étais même pas au courant de l’existence de ce livre. En préparant mon site, j’ai découvert l’ouvrage de Deborah Curtis, où en plus ma photo était attribuée à quelqu’un d’autre, en l’occurence le photographe anglais Kevin Cummings dont une photo ornait la couverture de la première édition. Le livret du coffret Heart & Soul de Joy Division contenait également plusieurs de mes photos. J’ai essayé de contacter les éditeurs et de m’arranger à l’amiable, sans succès. Ils refusaient de payer ce que je demandais et me proposaient un dédommagement de l’ordre de 100 euros. Je me suis donc inscrit auprès d’une société qui défend les droits d’auteurs afin d’essayer d’obtenir mon dû.

- Combien ont-il pu obtenir ?

- Pour cette affaire, ils m’ont obtenu une somme d’environ 1.800 euros. Ca peut paraître peu mais il faut bien se dire qu’il ne s’agit pas d’un best seller ou d’un Prix Goncourt. Cet ouvrage a été tiré à 5.000 exemplaires, la somme perçue peut donc être considérée comme importante. Malheureusement, dans ce genre de cas, il est assez rare qu’on puisse obtenir gain de cause, et c’est souvent au terme de longues et coûteuses batailles. Je crois que c’est désormais le lot de tous les photographes, tant professionnels qu’amateurs, de retrouver leurs photos un peu partout sur le net, ou même dans des livres, sans qu’on leur ait demandé leur accord et sans qu’ils perçoivent quoi que ce soit. Trop de gens ne réalisent pas tout le travail qu’il y a derrière une photo et pensent pouvoir se l’approprier gratuitement. C’est vraiment dommage, surtout pour les jeunes qui se lancent dans le métier et qui doivent vraiment ramer.

Le site : www.newwavephotos.com

Agenda :

- Une expo-vente de clichés de Philippe Carly aura lieu ce samedi 19 mars à Arlon, dans le cadre de la Nuit Gothique, à l’Entrepôt.

- Une exposition Carly consacrée à la scène belge actuelle sera organisée à la Médiathèque de Louvain-la-Neuve (Place Gallilée) du 18 avril au 27 mai 2005.

Photos : © Frédéric Oszczak - 2005. Droits réservés.





Jérôme Delvaux