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In Legend : "Pandemonium"
Ils sont fous, ces Germains !

vendredi 2 juillet 2010, par Arnaud Splendore

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Quand le batteur de Van Canto décide de monter son propre groupe, on se doute bien qu’il ne va pas se contenter d’un groupe de heavy classique. De fait, Bas en profite pour montrer au monde qu’en plus de la batterie, il se débrouille au piano et se dit que, tant qu’à faire, autant mettre l’accent sur cet instrument, sous-utilisé en heavy-metal. Il rameute donc un pote bassisste et un batteur, appelle ça In Legend et nous balance un CD quatre titres, histoire de se mettre en jambes. Sur son site, il va même jusqu’à décrire sa musique comme du « Tori Amos sous acides ». Ça donne une idée de l’engin.

La comparaison est osée, et franchement un peu exagérée. Le seul point commun entre la rouquine et les chevelus, c’est justement le piano. Honnêtement, je maîtrise assez mal la discographie de Tori Amos, mais je pense pouvoir affirmer sans craindre de me tromper que la dame est non seulement meilleure musicienne que Bas, mais que ses compositions sont autrement plus originales que celles d’In Legend. Attention, ce n’est pas pour autant que le groupe démérite, mais gardons l’église au milieu du village et évitons d’induire les gens en erreur.

Or donc, la particularité d’In Legend est que les traditionnelles guitares sont ici remplacées par des claviers (du piano en majorité, mais Bas utilise aussi pas mal de synthés). Mais à l’inverse de Van Canto, qui imite les guitares par la voix, les claviers ne simulent pas les guitares. Il s’agit bien de structures musicales et de lignes propres au piano. Et si, dans un premier temps, on se dit qu’il manque quelque chose, cette sensation disparaît assez vite, tant les compositions sont intéressantes. De sa collaboration à Van Canto, Bas a eu la bonne idée de conserver le côté mélodique et les refrains sont franchement contagieux, du genre qui restent en tête et que l’on se prend à chantonner après quelques écoutes.

Si Pandemonium, la chanson qui ouvre cet album, a été choisie pour être mise en avant, c’est pourtant la moins intéressante du lot. C’est un peu comme si le groupe avait décidé de tout mettre dans un seul titre, histoire d’attirer un maximum de monde. Conclusion, la chanson est beaucoup trop démonstrative, notamment au niveau du chant et perd beaucoup en cohésion. Le groupe alterne les plans différents sans vraiment de structure propre, et on se demande un peu où ils veulent en venir. Fort heureusement, les trois autres titres sont autrement plus intéressants.

Tant que nous sommes au rayon des reproches, mentionnons que la basse est trop en retrait dans la production. L’album aurait bénéficié d’une basse plus en avant, avec un son plus distinct à la Morphine. On peut également regretter que Bas soit un peu juste au niveau du chant. L’homme se débrouille pas mal, étant donné qu’il a l’habitude d’assurer les backing vocals dans Van Canto. Mais de toute évidence, il n’a pas l’habitude d’un poste de chanteur principal et se montre un peu limité. Pourtant, on sent qu’il a du potentiel, dans un registre proche de James Hetfield. Espérons que Bas explorera plus ces talents de chanteur dans les prochaines productions d’In Legend.

Quoi qu’il en soit, In Legend transforme son premier essai avec brio. Les compos sont mélodieuses et ce que la musique perd en agressivité par l’absence des guitares, elle le gagne en subtilité et en originalité. De plus, ça fait franchement plaisir de voir que des musiciens soient encore capables d’innover et d’explorer de nouvelles voies musicales plutôt que de répéter encore et encore des formules bien connues. Le concept d’In Legend est très intéressant et personnellement, je suis curieux de voir comment il va évoluer sur les prochains albums.



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Arnaud Splendore





Il y a 6 contribution(s) au forum.

In Legend : "Pandemonium"
(1/2) 3 novembre 2017, par judee
In Legend : "Pandemonium"
(2/2) 2 juillet 2010, par Ced




In Legend : "Pandemonium"

3 novembre 2017, par judee [retour au début des forums]

Pandemonium was coined by John Milton as the name for the capital of Hell in his poem Paradise lost 1667 : ‘Meanwhile the winged heralds … throughout the host proclaim a solemn council forthwith to be held at Pandaemonium, the high capital of Satan and his peers’. He formed it from the prefix pan- ‘all’ and Greek daímōn ‘demon’ – hence ‘place of all the demons’. The modern colloquial use of the word for ‘uproar’ developed in the mid-19th century.
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In Legend : "Pandemonium"

2 juillet 2010, par Ced [retour au début des forums]

Si vous avez l’occasion d’écouter la reprise de ’Smells like teen spirits’ par Tori Amos, ça vaut son pesant de cacahuètes...

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